Shanghai est un trésor bouddhique

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Dans le ventre high-tech de la Tour Shanghai
ils se pressent par centaines pour découvrir une merveille d’expo dédiée aux grottes de Mogao et de Yulin
situées à Dunhuang dans la province du Gansu au nord-est de la Chine
reproduites en grandeur nature
elles sont réputées sous le nom de cavernes aux mille bouddhas sises sur l’ancienne route de la soie

grâce à la prouesse du numérique et de l’impression haute définition
tu remontes in vivo jusqu’à l’ère lointaine comprise entre les cinquième et sixième siècles
pour te recueillir devant le nirvana d’un Bouddha allongé de dix huit mètres de long

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puis contemples bouche bée dix manuscrits originaux sur rouleau de tissu ou de papier de jute
où figurent la transcription en chinois de sutras

parmi eux le Grand Sutra Prajna
traduit par un maître nommé Xuan Zang
sous la dynastie Tang
océan de sens et de mystère harmonie et paix
extrème précision des traits équilibre des caractères
n’en reconnais que quelques uns les plus simples à écrire et à mémoriser
un humain être cœur centre grand ciel et qui indique la négation
nécessaires et suffisants pour tenter d’ébaucher le portrait de l’humanité

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à Dunhuang subsistent plus de sept cents cavernes riches en fresques peintures sculptures et autres reliques
patrimoine mondial de l’UNESCO elles font partie depuis près de trente ans d’un projet d’archivage numérique
histoire de faire face aux dégâts causés par les humains comme aux menaces de dégradation naturelle

si passez par Shanghai l’exposition se visite jusqu’en février prochain
n’aurez pas de mal à repérer la Tour Shanghai le plus haut édifice de Chine
c’est de l’autre côté du Fleuve Jaune et celle de droite sur la photo.

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Jamaica Roots Time

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Toujours dit à mes enfants et mes amis
lorsque jouons parfois
au jeu emmener quoi sur une île déserte
que parmi les cinq musiciens que choisirais
Bob Marley prendrait grande et belle place

du coup n’ai pas résisté à l’appel de l’expo
Jamaica Jamaica
proposée par la Philharmonie de Paris
et dédiée à l’histoire de la musique jamaïcaine
unique et universelle
de Marley aux deejays

ai découvert l’empreinte des conflits postcoloniaux
le poids de la foi Rastafari
et la ribambelle de styles créés par les artistes de l’île
des Sound System aux dancehall queens
toute une galaxie fascinante
où brille
éternel
le cher Robert Nesta Marley

l’expo est richement documentée
en objets films documents et musiques à écouter (en ambiance et au casque)
ai concocté une petite bande son
pour rester – et vous inviter – dans l’ambiance de cette merveille d’expo
à visiter jusqu’au 13 août à la Cité de la musique

Jamaica Jamaica – Une bande son

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Le chariot musical de Cosmo White

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Rastafari et son fils @ Patrick Cariou

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Sound System

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Costume de scène de Lee Perry, le Salvador Dali du dubIMG_4478Marley en 1979 au Home Studio du 56 Hope Road @ Adrian Boot

 

 

Misteriosa Rosa Barba

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Trois minutes de mystère
avec l’Italienne Rosa Barba
et son intallation « De la source au poème »
proposée récemment au CAPC Musée d’art contemporain de Bordeaux

devant l’art contemporain
comme devant toute forme d’art
j’essaie toujours
de mettre mon cerveau de côté
de faire appel à mes sens
de me concentrer sur la perception sensitive des œuvres proposées
avant de tenter
dans un second temps
d’y associer des mots

pas changé de démarche
face à l’œuvre de l’artiste sicilienne
pas cherché à comprendre
seulement à me plonger
au cœur de la nef du CAPC
m’immerger sans préjugés
sans clichés
sans présupposés
et puis me laisser prendre
au fil des minutes
par les mots et les pensées suscités

obscurité
mystère
suspens
inquiétude
perte
abandon
deuil

et surtout ne pas souscrire
au facile et stupide jeu de mot
moulte fois ressassé
Art contemporien

Illustration de ci-haut @RosaBarba

Devant les paysages d’Odilon Redon

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Odilon Redon
sais pas pourquoi
pensais que c’était une dame
intrigué tout de même
par le on final du prénom
croyais donc que c’était une peintre
jusqu’à ce samedi aux côtés de ma fille Zoé
la découverte de l’exposition
« La nature silencieuse. Paysages d’Odilon Redon »
proposée par la Galerie du Musée des Beaux-Arts de Bordeaux

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« né dans le Midi, avec un brin d’âme du Nord »
Odilon Redon découvrit la peinture à Paris à l’âge de sept ans
et fut un amoureux de la nature
« dans ses formes … dans le plus petit brin d’herbe,
l’humble fleur, l’arbre, les terrains et les roches,
jusqu’aux majestueuses cimes des monts. »

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avec Zoé, le voyage en paysages
fut une douceur charmante
un paisible émerveillement

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Pour prolonger la visite, c’est par ici .

Robert Schumann* – Arabesque en do majeur – par Evgeny Kissin

* Odilon Redon adorait Schumann depuis l’enfance.