Sur mon banc préféré

img_1219Suis retourné lire au soleil
sur mon banc préféré
après Giono
ai filé au Japon
avec Yasunari Kawabata
séduit par le titre de son recueil de nouvelles
Première neige sur le Mont Fuji
ai savouré les portraits
les couleurs
la douce poésie
qui parcourt chacun des six textes
ai choisi Terre natale
pour partir à voix haute
vers ce Japon
et ce Mont Fuji magique et bien aimé

 

img_2173

@Hokusai

img_2467

@Emil Orlik

 

Ce silence ne concerne pas l’ouïe

zao-wou-ki

Pour toi, mon Jacques, ce texte de Erri de Luca, extrait de son livre « Le plus et le moins » .

Illustration de ci-haut : @ Zao Wou-Ki

Les marins perdus de Nikos Kavvadias

img_1188

J’ai commencé la nouvelle année comme j’ai achevé 2016
avec en mains Le Quart
l’unique roman du poète et marin grec Nikos Kavvadias
lyrique, sombre, cru et désespéré
Le Quart raconte des histoires d’hommes à la dérive
de fille en fille
de mère en veuve
de port en port
Marseille, Beyrouth, Aden, Cardiff, Calcutta, Port-Saïd
des hommes forçats
comme les personnages de Les Marins perdus, le roman de Jean-Claude Izzo
des marins aux destins liés à ces mers du monde
où peuvent surgir les plus beaux rêves comme les pire cauchemars

Encore un extrait : « … Se réveiller et se trouver dans un pays où l’on vient pour la première fois. On se frotte les yeux, qui sont rougis et fatigués. On voit trouble. Des hommes que l’on n’imaginait pas. On s’attache à eux. À force de les fréquenter, on ne fait plus qu’un avec eux. On s’en va. On se souvient d’eux quand on reste un temps chez soi, à l’heure où l’on se couche pour dormir. Le souvenir n’a de valeur que quand on sait que l’on repartira pour un nouveau voyage. Le pire des reniements, le plus grand désespoir est de jeter l’ancre dans son pays et de vivre de souvenirs … »

Pour prolonger cette lecture, c’est ici .