C’était Lucette #2

Deux mois jour pour jour que Maman est partie. Sa voix et ses textes résonnent chaque jour d’une musique aussi apaisante que douloureuse. C’était Lucette. Elle signait Lulu au bas de ses poèmes.

MAMAN

La pendule

Si l’apparition de ton coucou joyeux

Laisse entrevoir l’espoir d’un répit éphémère

Tu me méprises ;

Tu brises mes élans.

Au bout de tes aiguilles, la mort est suspendue.

À Didi

Dis, avec ta truffe humide et frémissante,

respires-tu la peur tapie dans les fourrés ?

Dis, avec ta queue splendide et attrayante,

espères-tu jouer l’étalon du quartier ?