Callelongue dans la présence d’Izzo

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Chaque fois que mes pas me mènent ici en ce bout du monde marseillais je sais je sens que Jean-Claude Izzo m’accompagne pareil hier sous les embruns et les bourrasques de ce vent d’est furieux Callelongue et ses cabanons trempés sa roche blanche indondée teintée de beige par la pluie son sémaphore tendu vers le ciel gorgé de gris face aux îles Maïre et Tiboulen de Maïre secouées de vagues et d’écume Jean-Claude Izzo tremble à mes côtés devant ce Marseille grandiose terrible et cette Méditerranée où tant d’humains de migrants de marins continuent de se perdre

Je me souviens qu’il y a plus de deux ans et demi je m’étais installé au rond-point de Callelongue pour lire à voix haute un texte de Jean-Claude Izzo

Mon billet de blog du 1er avril 2015 c’est par ici.

 

Si j’étais un oiseau

Déniché cette merveille hier sur Twitter

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Ces murmurations des étourneaux m’ont captivé un long moment me suis repassé en boucle ces images tournées par la cinéaste Jan Van Ijken puis ai écrit ces menus vers histoire de rester le plus léger possible pour qui sait apprendre un jour à m’envoler moi aussi

Si j’étais un oiseau
serais un étourneau
je danserais là-haut
avec tous mes potos
il ne ferait pas chaud
mais juste ce qu’il faut
nous partirions très tôt
entourés de bravos
comme un joli cadeau
offert par les badauds

Photo de ci-haut @CulturaInquieta

 

Le feuilleton Maïté monte aux vaches #7 « La France, elle est pas très accueillante malgré ce qu’elle dit »

Maïté8.JPG

Grande Grassouillette Sauvage et Trompe-la-mort
ce sont les vaches de Maïté
factrice à la retraite elle monte s’en occuper tous les jours
sur la ferme paternelle trois granges et des pâturages à volonté
y vivent aussi des chats des poules et des canards
ai accompagné Maïté là-haut un après-midi auprès de ses Blondes d’Aquitaine
voulais toucher du doigt et des oreilles à quoi pouvait donc ressembler cette passion pour les vaches qu’elle avait avouée ici il y a deux semaines
un après-midi à la ferme façon feuilleton audio en sept épisodes.

L’épisode #6 « Ce qu’on fait aux animaux, un jour ou l’autre on le fait aux humains »

 

Le feuilleton complet

 

Le feuilleton Maïté monte aux vaches #6 « Ce qu’on fait aux animaux, un jour ou l’autre on le fait aux humains »

Maïté7

Grande Grassouillette Sauvage et Trompe-la-mort
ce sont les vaches de Maïté
factrice à la retraite elle monte s’en occuper tous les jours
sur la ferme paternelle trois granges et des pâturages à volonté
y vivent aussi des chats des poules et des canards
ai accompagné Maïté là-haut un après-midi auprès de ses Blondes d’Aquitaine
voulais toucher du doigt et des oreilles à quoi pouvait donc ressembler cette passion pour les vaches qu’elle avait avouée ici il y a deux semaines
un après-midi à la ferme façon feuilleton audio en sept épisodes.

L’épisode #5 « Je suis pas pour la torture des canards »

 

Demain, l’épisode #7 « La France, elle est pas très accueillante, malgré ce qu’elle dit »

Le feuilleton Maïté monte aux vaches #5 « Je suis pas pour la torture des canards »

canards

Grande Grassouillette Sauvage et Trompe-la-mort
ce sont les vaches de Maïté
factrice à la retraite elle monte s’en occuper tous les jours
sur la ferme paternelle trois granges et des pâturages à volonté
y vivent aussi des chats des poules et des canards
ai accompagné Maïté là-haut un après-midi auprès de ses Blondes d’Aquitaine
voulais toucher du doigt et des oreilles à quoi pouvait donc ressembler cette passion pour les vaches qu’elle avait avouée ici il y a deux semaines
un après-midi à la ferme façon feuilleton audio en sept épisodes.

L’épisode #4 « En ce moment, les vaches, je les bénis ! »

 

Demain, l’épisode #6 « Ce qu’on fait aux animaux, un jour ou l’autre on le fait aux humains »

Le feuilleton Maïté monte aux vaches #4 « En ce moment, les vaches, je les bénis ! »

Maïté6

Grande Grassouillette Sauvage et Trompe-la-mort
ce sont les vaches de Maïté
factrice à la retraite elle monte s’en occuper tous les jours
sur la ferme paternelle trois granges et des pâturages à volonté
y vivent aussi des chats des poules et des canards
ai accompagné Maïté là-haut un après-midi auprès de ses Blondes d’Aquitaine
voulais toucher du doigt et des oreilles à quoi pouvait donc ressembler cette passion pour les vaches qu’elle avait avouée ici il y a deux semaines
un après-midi à la ferme façon feuilleton audio en sept épisodes.

L’épisode #3 « L’abattoir, c’est sûr que c’est une souffrance animale »

 

Demain, l’épisode #5 « Je suis pas pour la torture des canards »

Le feuilleton Maïté monte aux vaches #3 « L’abattoir, c’est sûr que c’est une souffrance animale »

vache

Grande Grassouillette Sauvage et Trompe-la-mort
ce sont les vaches de Maïté
factrice à la retraite elle monte s’en occuper tous les jours
sur la ferme paternelle trois granges et des pâturages à volonté
y vivent aussi des chats des poules et des canards
ai accompagné Maïté là-haut un après-midi auprès de ses Blondes d’Aquitaine
voulais toucher du doigt et des oreilles à quoi pouvait donc ressembler cette passion pour les vaches qu’elle avait avouée ici il y a deux semaines
un après-midi à la ferme façon feuilleton audio en sept épisodes.

L’épisode #2 « Ces vaches, elles vont bouger aujourd’hui ? »

 

Demain, épisode #4 « En ce moment, les vaches, je les bénis ! »

Maïté monte aux vaches #2 « ces vaches, elles vont bouger aujourd’hui ? »

Maïté3

Grande Grassouillette Sauvage et Trompe-la-mort
ce sont les vaches de Maïté
factrice à la retraite elle monte s’en occuper tous les jours
sur la ferme paternelle trois granges et des pâturages à volonté
y vivent aussi des chats des poules et des canards
ai accompagné Maïté là-haut un après-midi auprès de ses Blondes d’Aquitaine
voulais toucher du doigt et des oreilles à quoi pouvait donc ressembler cette passion pour les vaches qu’elle avait avouée ici il y a deux semaines
un après-midi à la ferme façon feuilleton audio en sept épisodes.

L’épisode #1 « j’y suis plus vite en vélo, presque, qu’en voiture »

 

Demain, l’épisode #3 « l’abattoir, c’est sûr que c’est une souffrance animale »

Le feuilleton Maïté monte aux vaches #1 « J’y suis plus vite en vélo, presque, qu’en voiture »

Maïté1

Grande Grassouillette Sauvage et Trompe-la-mort
ce sont les vaches de Maïté
factrice à la retraite elle monte s’en occuper tous les jours
sur la ferme paternelle trois granges et des pâturages à volonté
y vivent aussi des chats des poules et des canards
ai accompagné Maïté là-haut un après-midi auprès de ses Blondes d’Aquitaine
voulais toucher du doigt et des oreilles à quoi pouvait donc ressembler cette passion pour les vaches qu’elle avait avouée ici il y a deux semaines
un après-midi à la ferme façon feuilleton audio en sept épisodes.

Demain, épisode #2 « ces vaches, elles vont bouger aujourd’hui ? »

Comme une offrande

neigebauduen

Bauduen vêtu de blanc hier rare merveille comme une offrande d’anniversaire pour Mémé native du village l’imagine enfant six sept ans pas plus à la charnière entre les deux siècles passés nez rouge cache-nez autour des oreilles longue tresse qui dépasse sabots de bois gorgés de paille la vois bien dévaler Rue Longue vers l’école avec ses copines s’offrir quelques glissades sur la neige déjà verglacée dans la descente qui rejoint Rue Grande les chutes sur les fesses et les éclats de rires aussi clairs et joyeux les doigts gourds gelés après le ballet de boules de neige puis le porte-plume douloureux à saisir au moment d’oublier les jeux écrire avec peine les phrases dictées par la maîtresse quelques taches violettes sur la page le froid du plancher au plafond malgré le poêle à bois au beau milieu de la classe le concert d’atchoum de reniflades l’échappée des yeux à travers les vitres de la fenêtre vers les petits oiseaux perdus dans tout ce blanc jusqu’aux cimes des arbres puis la cloche sonne la récréation sortir grelotter dans la petite cour enveloppée de blanc se réchauffer les pieds les jambes le corps en tapant les sabots sur la neige chanter en chœur aussi quelques comptines pour se donner du courage et après la classe lorsque le soir approche déjà remonter à la maison enveloppée de cette lumière mate descendue des toits ne pas s’attarder se sentir seule au monde parmi les maisons silencieuses où traîne invisible l’odeur du bois brûlé en chemin se perdre entre deux rêves ou deux prières le retour rapide du soleil pour redonner au paysage son visage connu ou des cascades de neige à flocons épais comme des noix pour que s’installe le mystère jusqu’aux vacances et que durent les glissades et les rires clairs de retour à la maison là-haut Mémé choisit la baguette de fée toute blanche comme par miracle elle enveloppera de merveilleux l’ordinaire des jours.

Photo de ci-haut @GilbertBagarre