Trois fois clic clac et puis revient (3) Des oiseaux et des yeux

Les voilà de retour, les grues cendrées. Déjà. En provenance d’Allemagne et en route vers le soleil d’Espagne. Messagères de jours plus froids, d’un hiver précoce ? Ça ne serait pas de refus un bon vrai hiver glacé avec du blanc en flocons partout sur les arbres et les maisons. Un hiver de sapins empesés de neige, de buée sur les lunettes et de goutte au nez. Un hiver qui nourrisse la terre et lui fasse oublier la lourde cagna de ces derniers mois. Les grues cendrées, elles n’aiment pas ça lorsque le thermomètre baisse. Alors, elles s’escapent et s’évadent vers le chaud. Ces jours-ci, plusieurs escadrilles ont tournoyé au-dessus de nos têtes mais elles ne se sont pas éternisées. Cap au sud. M’ont laissé à peine le temps de quelques clic clac. Juste assez pour un autre petit plaisir : enregistrer leur chant de grandes voyageuses.

Contribution #2 J’accueille aujourd’hui les photos et la poésie adressées par Mimi, que je remercie.

Bleu…comme le bleu de tes yeux
Sous le voile épais du passé 
Se dévoile un ciel de sincérité
Traversé par un rayon de soleil merveilleux 
Au beau milieu d’un ciel bleu….
Bleu… comme le bleu de ces yeux…

Regard emplit d’une douce lueur
Qu’une simple étincelle éclaire ce cœur…
Toujours en demande de paix intérieure
Pour pouvoir en donner le meilleur…

Comment rester insensible…
Devant cette peine irrépressible
Quand… dans cet océan si bleu…
Une vague de douleur inonde ce bleu…
Bleu… comme le bleu de ces yeux…

Avec douceur et amitié…
Le temps effacera cette douleur incrustée 
Et le bonheur inondera cet océan si bleu…
Bleu… comme le bleu de ses yeux….

Barbara Libessart

(À demain, 8h30…)