Écrire. Tenter de.

écrire

Nouvelle année de vie depuis hier
alors, plume en main
reprendre le chemin d’écriture
désirer le suivre au quotidien
oui, chaque jour

et verrai bien où il mènera.

Respiration #1 La rade en face

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Grand besoin de m’oxygéner
l’écrivais hier ici

sans tarder
joindre le geste à la parole

séduit suis par le site Respirations
proposé par Alexandre Liebert
et découvert grâce à Arnaud Maïsetti

simple comme un bonjour ou un bonsoir
ce rendez-vous pour vidéos qui respirent
une minute en plan fixe
avec un petit titre pour ouvrir l’imagination
et susciter le désir de respirer et de reprendre espoir

le lieu : chez mon Papa
au-dessus de la Campagne Pastré
Frioul et Mont-Rose en vue

l’heure : midi, quand le mistral continue de s’apaiser

le titre : La rade en face

et à un de ces quatre
qui sait
avec une nouvelle respiration
pour se faire du bien

Derrière un chat

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Je découvre
non sans crainte
non sans plaisir
que derrière un chat
se cache un humain
un être de désir
peut-être un Bouddha .

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Tant de désir

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Soudain l’arbre tremble –
de tant de désir,
fugace et foudroyant.

Verts de désir

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Sur la vieille jarre ébréchée
se dessinent des monts pelés
des pics imprenables
des parois intouchables
des souvenirs de terre mouillée
façonnée à la main
par quelque derviche devin
qu’importe l’émail craquelé
reste le grain du ventre
sur ce corps rond
gourmand d’eaux et de vins
ce corps caressé de doigts paisibles
la trace de libations et de partages
offerts à pleines paumes
à des amants de passage
amants verts de désir
assoiffés de vertige

Vieux platane

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À force de subir le tocsin
tu te noues de dedans
vieux platane troué de chagrin
tes bras déployés cherchent
le peu de sève qu’il reste
à offrir à la croix
pourtant sans avoir l’air
tu arbores étonné
de petits rameaux verts
puisse le printemps t’offrir
oiseaux sur le feuillage
et souffles de désir

Coquelicots nouveaux

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Éparpillés
au gré de leur désir
les coquelicots nouveaux
enterrent l’hiver
de leurs ailes légères
gorgées de plaisir

Dans la moiteur de l’ascenseur

Tu n’en ressortiras pas vivant
de ces aller-retours saccadés
enfermé comme au jour dernier
tu étouffes à petit jeu
depuis quand ?
tu ne sais plus
alors, caresse les boiseries
lèche les poignées cuivrées
surtout ne t’enfuis pas
palpite encore près du miroir
ignore le bouton arrêt

imagine la place que prendrait
dans ta vie, Aimée la douce
là, juste devant ta face en feu
dirais les mots inavoués
et les paroles crues
oserais un baiser sur ses cils
tenterais de mordiller la langue
de celle qui te résisterait
dans la moiteur de l’ascenseur

l’ange bouillant s’en est allé
sans un regard vers ton visage
sens arriver la chute raide
déserté le chemin rêvé
la porte s’ouvre et tu t’écrases
sur le monde froid du rez-de-chaussée