L’oiseau du cimetière

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Comme par enchantement
l’oiseau s’est juché là-haut
juste en face de toi
là où depuis un mois
reposes en paix, mon Jacques

sur l’arbre vigie des tombes
il est venu te conter
les joies et les regrets
les espoirs et les tourments
les souvenirs et les silences
qui peuplent nos journées
et nos nuits ici-bas

 

Comme un léger parfum de printemps

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Comme un semblant de printemps
douceur sous les arbres
premières fleurs
timides
poussant leur soif de lumière
hors des feuilles mortes

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et puis le retour du merle
presque en boucle, le copain

aurais bien sifflé comme le faisait Jacques
pour dialoguer un peu sous le soleil
mais le merle s’est enfui
quand me suis approché du chêne
reviendrai un de ces quatre
avant l’arrivée du printemps
c’est promis

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Des heures de peu

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Des heures de peu
le corps et la pensée en errance
parmi les vestiges d’en bas
et les signes d’en haut
rien ou pas grand chose
qui puisse dissiper
cet arrière-goût d’abysses
qui rode et s’insinue profond
malgré l’éclatante beauté du ciel
rien ou si peu
qui puisse consoler
de tous ces siècles
à traverser sans toi désormais
mon Jacques

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Jacques a rejoint les oiseaux

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Tu t’es envolé –
mon Jacques,
rejoindre ces oiseaux que tu aimais tant

 

Pour t’accompagner

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Pour t’accompagner vers l’autre monde, mon Jacques, ce haiku d’Issa

Ah ! le rossignol

même en présence d’un prince

son chant est le même

 

Ce silence ne concerne pas l’ouïe

zao-wou-ki

Pour toi, mon Jacques, ce texte de Erri de Luca, extrait de son livre « Le plus et le moins » .

Illustration de ci-haut : @ Zao Wou-Ki

C’était Jacques

jacques

Sois donc rassuré –

les fleurs aussi qui voltigent

prennent ce chemin

ISSA