À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (43)

Chaque jour depuis le 1er mars, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 43)

 

 

Et jour après jour, pour accompagner Joseph Ponthus, une chanson de Charles Trenet, dont il était fan.

 

 

La cigale et la fourmi – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : @L214

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (42)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 42)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

Le temps des cerises  – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Abattoir – Source @L214

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (41)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 41)

 

 

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

 

 

Il y avait des arbres  – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Abattoir – Source @L214

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (40)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 40)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

Verlaine  – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Abattoir – Source @L214

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (39)

Jour après jour depuis le 1er mars, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 39)

Et jour après jour, pour accompagner Joseph Ponthus, une chanson de Charles Trenet, dont il était fan.

Le soleil et la lune – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : @L214

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (37)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 37)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

Mes jeunes années – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Abattoir – Source @L214

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (36)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 36)

 

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

 

Les oiseaux de Paris – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Abattoirs de la Villette L’échaudoir  – Source @ROL

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (35)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 35)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

 

L’âme des poètes – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Abattoirs de la Villette 1927 – Source @GallicaBNF

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (34)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 34)

 

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

 

Dans les pharmacies – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Les abattoirs de la Villette 1908 – Source #ROL

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (33)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 33)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

Quand les cigales seront parties – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Abattoirs de la Villette, le recueil du sang – Source @GallicaBNF

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (32)

Chaque jour depuis le 1er mars, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 32)

 

Et chaque jour, un bonus : une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

 

Tiens, il pleut– Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Abattoirs de la Villette, l’échaudoir 1922 – Source @ROL

 

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (30)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 30)

 

 

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

 

 

L’âme des poètes – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Douarnenez, le travail des sardines – Source Le Télégramme

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (28)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 28)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

 

La mer – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Crabe enragé, par Mathurin Méheut

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (27)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 27)

 

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

Douce France – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : La grande grève des sardinières de Douarnenez 1920 @AgenceROL  (Source BNF Gallica)

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (26)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 26)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

J’ai ta main – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Conserverie, le travail à la chaleur (Source Le Télégramme)

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (25)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 25)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

Revoir Paris – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Concarneau, les sardinières au travail @AgenceROL  (Source BNF Gallica)

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (24)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 24)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

La folle complainte – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Travail à la chaîne dans une conserverie Barbier Dauphin Source @OuestFrance

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (23)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 23)

 

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

 

Pigeon vole – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Quiberon, la conserverie La Belle Îloise (1967) – (Source BNF Gallica)

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (22)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 22)

 

 

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

 

 

Dans les rues de Québec – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Les sardinières de Concarneau  (Source BNF Gallica)

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (21)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 21)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

En ce temps-là – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Les Sables d’Olonne Étetage en plein air des sardines (1894)  (Source BNF Gallica)

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (20)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 20)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

Vous oubliez votre cheval – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Concarneau, Conserverie (1913)  @AgenceROL  (Source BNF Gallica)

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Jospeh Ponthus (19)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 19)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

Vous êtes jolie – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : USA   La cuisson des sardines (1902) @UniversityofWashington

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (18)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 18)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

J’ai connu de vous – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Sardinerie à Concarneau – Peinture de Peder Séverin Kroyer

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (17)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 17)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

Fleur bleue – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Les Sables d’Olonne L’atelier des flerblantiers (1894) @Baudoin  (Source BNF Gallica)

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (16)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 16)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

Coin de rue – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Concarneau, travail du Thon  @AgenceROL  (Source BNF Gallica)

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (15)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 15)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

Route Nationale 7 – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Conserverie Saupiquet (Source BNF Gallica)

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (14)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 14)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

La polka du roi – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Boulogne, aux boîtes  @JeanBoitel 

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (13)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 13)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

Le piano de la plage – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Ciboure, dans la conserverie Chancerelle (Source BNF Gallica)

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (12)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 5)

 

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

 

Y’a de la joie – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

 

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : USA Cuisson du saumon @UniversityofWashington

Un livre et des haïkus pour Kamaishi

Couvenattendant-la-pluieDix ans jour pour jour ont passé depuis le 11 mars 2011 et le terrible tsunami qui endeuilla le nord-est du Japon. La ville de Kamaishi pleura près de 900 morts et des milliers de disparus. Deux ans plus tard, en mai 2013, de retour d’un voyage là-bas, j’ai  décidé d’écrire En attendant la pluie, un conte dédié à toutes les personnes que j’y ai rencontrées et qui m’ont bouleversé. Ce petit livre publié aux Éditions Parole est bilingue, en français et en japonais. Il mescle deux langues, deux sonorités, deux cultures. En voici les premières phrases, lues par moi même et par Momomi Machida, qui a traduit le livre.

En hommage aux gens de Kamaishi, si dignes et si courageux, j’avais à l’époque avec mes deux jeunes enfants Zoé et Marius, récité et enregistré quelques haïkus des grands maîtres japonais. Leurs voix ont bien changé depuis mais je me souviens de notre émotion commune ce-jour-là.

14 mélodies du Japon – André Navarra 

Photos de Kamaishi (mai 2013) @ErisSchulthess

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (11)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 11)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

La vie qui va – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Bretagne, la préparation des boîtes @LL

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (10)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 10)

 

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

 

À la porte du garage – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Concarneau, fabrication des boîtes (1909) (Source University of Washington)

 

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (9)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 9)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

Il pleut dans ma chambre – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Concarneau, le travail des enfants (1913)  @AgenceROL  (Source BNF Gallica)

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (8)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 8)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

La Java du diable – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Sardinières faisant la mise en boîte @ND Photos

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (7)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 7)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

Devant la mer – Charles Trenet (1940)

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Concarneau, sertissage des es boîtes (Source BNF Gallica)

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (6)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 6)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

 

Où sont-ils donc – Charles Trenet (1940)

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Concarneau, soudage des boîtes (1913)  @AgenceROL  (Source BNF Gallica)

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (5)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 5)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

Vous qui passez sans me voir– Charles Trenet

livreJosephPonthus

(À demain, 7h30…)

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Concarneau, Fabrication des boîtes (1913)  @AgenceROL  (Source BNF Gallica)

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (4)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 4)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

 

Le Jardin extraordinaire – Charles Trenet (1967)

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Concarneau, séchage des sardines (1913)  @AgenceROL  (Source BNF Gallica)

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (3)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 3)

 

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

 

 

Ménilmontant – Charles Trenet

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Concarneau, on essuie les boîtes (1913)  @AgenceROL  (Source BNF Gallica)

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (2)

Chaque jour, un chapitre lu à voix haute de À la ligne – Feuillets d’usine, le roman de Joseph Ponthus (Chapitre 2)

Chaque jour, une chanson de Charles Trenet, dont Joseph Ponthus était fan.

Boum – Charles Trenet (1940)

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Concarneau, lavage des sardines (1913)  @AgenceROL  (Source BNF Gallica)

À la ligne – Feuillets d’usine – Lecture de Joseph Ponthus (1)

Je n’ai jamais rencontré Joseph Ponthus autrement qu’à travers son roman À la ligne, dédié à son amoureuse d’épouse et aux prolétaires de tous les pays. Je ne le rencontrerai jamais puisqu’il vient de disparaître, âgé à peine de 42 ans. J’aurais apprécié d’échanger avec lui à propos de la condition ouvrière, de Marx, d’Apollinaire, de Freud et de ses dix années de travail social comme éducateur spécialisé à Nanterre, moi qui le fut aussi pendant des années, à Marseille. J’aurais tant aimé lui dire en face toute mon affection, lui témoigner mon admiration pour son parcours et pour ce grand livre. Il me faut donc me résoudre à tenter de conjurer le silence qui nous tient irrémédiablement éloignés. Donner voix à son texte. Jour après jour, je lirai à voix haute, enregistrerai et publierai ici chacun des 66 chapitres du roman de Joseph Ponthus. Puisse-t-il y entendre un humble hommage à son humanité, son courage et son talent.

Joseph Ponthus était un fan absolu de Charles Trenet. Il l’évoque dans son livre. Alors, laissons chanter l’artiste !

Je chante – Charles Trenet – Printemps de Bourges 1987

(À demain, 7h30…)

livreJosephPonthus

À la ligne – Feuillets d’usine est publié aux Éditions de la Table Ronde et chez Folio

Photographie du haut : Concarneau, on enlève les têtes des sardines (1913)  @AgenceROL  (Source BNF Gallica)

Hiver #4 Le Fuji et une apparition

Le retour des engelures, de la goutte au nez, de l’écharpe épaisse et du bonnet. Le givre sur les feuilles,  quelques flocons savourés comme des friandises. Et voilà le désir de Fuji qui renaît.

livreFuji

Ce rêve de monter jusqu’à son sommet se réveille aussi en été lorsque je pars marcher face aux Pyrénées. Mais voilà l’hiver venu et sans trop savoir pourquoi, le désir d’aller un jour tout là-haut se fait encore plus vivace. Chez mon libraire préféré, j’ai aggravé mon cas en dénichant le livre de Dazai Osamu, Cent vues du mont Fuji, dont l’un des récits est dédié à la mythique montagne japonaise. « Ce soir-là, le Fuji était magnifique. Vers dix heures, mes deux compagnons me laissèrent pour rentrer chez eux. Ne dormant pas, je sortis. J’avais gardé ma veste d’intérieur. La lune jetait un vif éclat sur le paysage nocturne. Merveilleux spectacle : sous les rayons de la lune, le Fuji, translucide, avec ses reflets bleutés. Était-ce un renard qui l’avait ensorcelé ? La montagne, bleue comme l’eau ruisselante. Éclat phosphorescent. Feux follets. Étincelles. Lucioles. Hautes herbes. Kuzuno-Ha. Je marchais tout droit dans la nuit. mais avec l’impression d’être sans jambes. Seul résonnait avec clarté le bruit de mes sandales. – dont on eût dit qu’elles ne m’appartenaient pas, que c’étaient des êtres totalement indépendants de moi. Je me retournai doucement et regardai le Fuji. Il était comme une flamme aux reflets bleus flottant dans le ciel. » Me languis d’aller le voir de près. De jour comme de nuit. Et pourquoi pas avec mon James sur le dos ?

 

Ce concerto en mi mineur d’Elgar, interprété par l’étoile filante Jacqueline du Pré au violoncelle (Daniel Barenboïm à la baguette de l’Orchestre Philharmonique de Londres en 1967),  est l’une des œuvres préférées de la violoncelliste Claire Oppert, reçue par Chloë Cambreling sur France Culture et découverte en podcast cette semaine. Quelle découverte ! La musicienne a choisi d’orienter son art vers le soin et de devenir thérapeute musical. Elle a commencé à jouer d’abord auprès de jeunes autistes, puis auprès de femmes et d’hommes qui vivent dans des Ehpad, et puis dans des unités de soins palliatifs. La musique qui soigne, qui apaise, parce qu’elle parle à l’intelligence du cœur. Parce qu’elle a la capacité d’aller chercher à l’intérieur de chacun ce qui est encore intact et source de joie. 

cygne(1)

Une apparition dans le port de Cannes. Ce cygne en face du vieux quartier du Suquet. Affamé, le pauvre. Il s’est approché lorsqu’il m’a aperçu sur le quai. N’ai eu rien d’autre à lui offrir que mon émerveillement. L’ai salué et lui ai confié un autre de mes rêves, tiens, tout aussi vivace que celui du Fuji : réussir à jouer un jour sur mon James ce morceau-là :

 

Le Cygne de Saint-Saëns – Yo-Yo Ma, violoncelle et Kathryn Stott, piano

 

Hiver #1 Oiseaux et bain de mer

Entamer l’hiver nouveau auprès des oiseaux, près de la mer et du long étang où quelques pêcheurs tuent leurs heures, ignorés des canards et des poules d’eau. M’extirper des espaces de la ville où suintent la claustrophobie et la phobie tout court. Mesurer mon incapacité à nommer les êtres qui volètent et s’agitent autour des barques. Me contenter de suivre leur ballet et de savourer l’acidité de leurs petits cris. Ne comprendre rien de rien à un langage vivifie l’humilité, nourrit l’imagination, excite la curiosité.

hiver2

« Pourquoi les oiseaux chantent » Dévorer cette petite merveille de livre – recommandé par mon libraire – et en ressortir sans voix devant le profond mystère de la création. Noter que les oiseaux chantent parce qu’ils s’aiment, se haïssent et voyagent. Retenir que pendant la Grande Guerre, Jacques Delamain tint son Journal d’un ornithologue. Extrait : « Les Moineaux piaillent, pendant que le bruit des 75 déchire l’air. Le Rossignol de muraille fait entendre sa note triste. Un 77 allemand tombe à une cinquantaine de mètres du bureau. Un Merle chante dans le lointain. Une Hypolaïs polyglotte chante sous le départ des coups de 90. Je remarque pourtant qu’une interruption de deux ou trois secondes a lieu aussitôt après la détonation, mais pas toujours. Par contre, une Fauvette des jardins ne suspend pas sa petite strophe commencée sous un coup de 90… » Delamain offre une initiale majuscule à chacun des oiseaux observés. Respect.

hiver3

Le premier soleil d’hiver étire les secondes et lance quelques poignées de lumière en plus. Oser un bain de mer. Nager sans compter les minutes. Interroger un souvenir lointain : mes cheveux dans la mer. Le confronter au présent : mon crâne nu entenaillé d’eau frisquette. Tirer la langue au temps qui file, aux saisons qui défilent et replonger sans retenue. Face à l’horizon, tenter de visualiser le rallongement des jours vers le printemps. Déjà.

Trois fois clic clac et puis revient (18) À volonté…

À quelques minutes à peine de la maison, grimper là-haut pour retrouver le banc au pied du chêne. C’est mon oloé préféré. Lorsque la pente se fait un peu plus forte, sur le petit sentier humide qui serpente, me reviennent à chaque fois les parfums et les sons des chemins de randonnée où se lançaient nos pas vers les sommets, au temps d’avant. Le cœur battait plus vite, plus fort. L’air offert se faisait plus frais. Plus léger. Parvenu sur le banc, le souvenir s’estompe et laisse place à la replongée dans les pages. Rien d’autre ne vaut plus alors que ce voyage-là. Près des oiseaux. Face au soleil. À volonté. Hors du temps imposé.

Like a bird – Leonard Cohen (Live in London)

Contribution #16 Voici les photos et le texte que m’a envoyés Georges. Mille fois merci.

Avec ma compagne, nous y montions sur cette montagne au temps d’avant. C’était une joie de marcher sur le sentier qui mène à cette grande dame de Provence. Le souffle toujours en contrôle, nous nous souvenions des tableaux de Cézanne et nous imaginions ceux que Van Gogh aurait pu dédier à cette merveille des merveilles. Aujourd’hui, les couleurs de ces toiles nous aident à garder l’espoir de retrouver bientôt le chemin de Sainte-Victoire.

Continuez à m’adresser vos photos et textes sur cette adresse mail : ericschulthess@mac.com Grand merci !

(À demain, 8h30…)

Des étés Camembert, mémoire démoulée

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Aube

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Les mots pour le dire

« Déjà, la première de couverture. Avec cette jeune fille vintage et les animaux de la ferme qui avancent dans l’autre sens. Elle et eux enfermés dans le rond parfait d’une de ces boîtes tellement familières pour peu que nous ayons tété au biberon fromager. Elle m’a tapé dans l’œil, cette couverture, avec le petit bonhomme ombré tout en dessous. Comme une silhouette évocatrice de ce que Daniel Bourrion, l’auteur du livre, a retenu, j’imagine, de ce temps où il s’immergea dans la vie active. Oui, qu’est-ce qu’on se sent petit lorsque pour la première fois l’on sort du cocon-carcan familial pour se plonger dans la vague immense et effrayante et excitante du monde du travail. La couverture donc, signée Roxane Leconte, et puis le texte, nerveux, au tempo soutenu qui s’emballe et puis se pose, aux phrases rythmées de ces virgules en guise de point, mais non, les mots repartent et tournoient, de la maison à l’usine, de l’entrée au vestiaire, jusqu’à la chaîne de production. Parfois, reprendre son souffle car on se prend à souffrir avec le jeune saisonnier, le jeune travailleur de ces étés Camembert où s’apprend la vie qui n’est pas que dans les livres mais qui, pour le coup, s’y niche avec tout autant de distance que d’affection, tout autant de souffrance que de plaisir. L’ai dégusté, ce livre. Il m’a rappelé mes journées de manutentionnaire à trimballer sans savoir pourquoi des vannes en fonte d’un entrepôt à un autre, puis d’un entrepôt à un autre entrepôt. Cinq jours sur sept. Il a résonné jusque dans le passé de mon Pépé aux cent métiers, manœuvre, métayer, ouvrier agricole… mon grand-père exploité parmi les exploités. Sûr que ce livre, si joliment illustré page après page par Roxane Lecomte – on va résumer son travail à elle par les six lettres du mot talent -, lui aurait bigrement parlé, à mon Pépé. »

Des étés Camembert est publié chez Publie.net, dans la collection Temps réel

 

Ville de lumière – Gold

Des Oloés, comme une friandise

DesOloés

 

mi-temps : où lire où ne pas écrire

d’irlande

 

Les mots pour le dire

« Alors, ce livre ? Des Oloés. Dis-moi un peu ! Ah, ce livre, ça te fait au début comme le paquet de bonbons Batna lorsque tu étais au cinéma et que tu attendais le film. Tu commençais par un, puis deux, puis trois, allez, un petit dernier et promis j’arrête, mais tu ne pouvais pas. Et tu continuais. Ad libitum. Les oloés racontés par Anne Savelli, ils m’ont fait tout pareil. Illico. À tel point que je me suis forcé assez vite de ralentir le rythme et de m’en réserver un pour chaque jour. Sinon, ma gourmandise de lecture m’aurait joué un mauvais tour. Aurait épuisé mon désir. Car ces oloés se dégustent, figure-toi. Oui. Comme une friandise. Ils s’observent. Se hument. Se caressent. Se questionnent. Il se relisent aussi in extenso, en quête d’une saveur nouvelle, d’une  nuance peut-être négligée au premier jet. C’est touchant et singulier cette façon d’être à l’affût de soi-même tout autant que du lieu d’où s’énonce l’histoire, à chaque fois. Comme un regard et une écoute en parallèle de soi. Une écriture en éveil, toujours. Sans repos ? Une attention extrême au décor, aux sons, aux objets, aux inconnus, aux souvenirs, à ce qui survient et qui accompagne lecture ou écriture. Qui en détourne et fait y revenir. Un regard inédit, je trouve, sur tout ce qui nous lie autour des mots écrits, et à écrire. Puis à relire et à partager à voix haute. »

Ce qui me séduit aussi dans cet ouvrage, c’est la proposition d’écriture qui accompagne presque chaque oloé. Pour accompagner le texte lu à voix haute, Anne Savelli suggère de faire le portrait d’un homme ou d’une femme qu’on croise régulièrement dans le même lieu, à qui on ne parle jamais, dont on ne sait rien d’autre que ce qu’on en devine, mais dont l’absence, si elle survenait, nous inquièterait. Tenté ? Assurément. Et toi ?
Tu auras compris que ce livre, je ne l’ai pas encore terminé. Vais prendre le temps de découvrir d’autres bonbons et notamment les oloés de quelques écrivain.e.s invité.e.s. à participer.

Cabinets et pauvreté – La peau et les os (Lecture à voix haute)

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Les cabinets

Un coup de poing, oui. En pleine face. En plein cœur. Sonné suis resté tout au long de la lecture de ce livre de Georges Hyvernaud, La peau et les os. Écrire sur la guerre, l’enfermement, la condition de prisonnier. Mettre des mots sur ce qui reste d’humain lorsque tout ce qui fait dénominateur commun s’est dissous dans l’horrible grammaire des jours de peur, de survie, de puanteur, de merde et de mort. Magistrale. Si puissante. Limite insoutenable, l’écriture de Georges Hyvernaud. Ne le connaissais pas avant de découvrir cet article sur la revue en ligne Diacritik. Jean-Pierre Cescosse l’entamait ainsi : « Ce serait bien que tout le monde se mette à lire Georges Hyvernaud. Puis se taise un petit bout de temps. »
D’Hyvernaud, après La peau et les os, j’ai entamé la lecture de Le wagon à vaches. Bientôt, mon libraire me préviendra qu’il a reçu les deux autres qu’ai commandés. D’ici là, me taire un petit bout de temps ? Juste un tout petit bout, alors.

La pauvreté

 

Un orage porte-bonheur

DesOloésLeLivre

Ce fut un orage majuscule. Hier, à peine sorti de chez le libraire, avec en main Des Oloés, le livre d’Anne Savelli tant attendu, gros grains, éclairs et tonnerre m’ont cueilli et accompagné jusqu’à la maison. Il s’est un petit peu trempé, l’ouvrage. L’ai protégé en vitesse du tissu de mon boubou orangé, mais les gouttes de pluie tiède ont baptisé sa couverture. Une fois rentré, l’ai essuyée avec le premier bout de tissu rencontré, mon Bleu de Chine laissé sur un fauteuil. Ensuite, pour poursuivre la cérémonie de baptême, je suis monté à la chambre enregistrer l’orage qui avançait sur la ville et avait commencé à tremper le parquet. Voici gravé le souvenir vivace de ce porte-bonheur.

 

Anne Savelli publie ce livre chez Publie.net.

Le site de Joachim Séné dédié aux Oloés du monde entier.

Pensée magique et oloés

Biarritz9Dans la lumière presque estivale de Biarritz m’est venue une pensée magique. Photographier les oloés rencontrés, histoire de précipiter l’arrivée tant espérée chez mon libraire du livre d’Anne Savelli, dédié à ces lieux quelque part où lire où écrire. C’était une espèce de vœu fait en secret. Comme lorsque je croque le cœur d’une salade ou bien le Jésus d’un quartier d’orange ou bien les premières cerises de l’année. Surtout ne pas parler pendant le vœu. Fermer les yeux peut-être. Juste imaginer l’objet et laisser naviguer le désir au rythme de l’océan.

 

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Au revoir là-haut (Lecture à voix haute)

AuRevoirLàHaut

Si peu lu ces deux derniers mois. Surtout pendant la cinquantaine de confinement. Concentration de poisson rouge ou presque. Peu paisible au fond. Préoccupé. Souvent en colère. Accaparé aussi par la fabrication de mon petit feuilleton sonore. Du coup, c’est un discret Euréka que j’ai lancé dans ma tête hier-matin en terminant la lecture d’Au revoir là-haut, le chef d’œuvre de Pierre Lemaître. Je l’avais dévoré en 2013. Passionné par ce roman d’aventures. La Grande Guerre et son temps d’après. Les Poilus survivants anéantis par le désastre. Les Gueules cassées dévastées à leur retour dans la vraie vie. Les escrocs aux monuments aux morts. Les salauds des tranchées reconvertis héros. Les patrons embusqués. Les politicards corrompus. Le fric roi, déjà. De bout en bout, ce roman m’avait donné un sacré coup de poing dans les tripes. Je l’avais gardé dans mon cœur car à l’époque il m’avait accompagné dans l’écriture de mon troisième livre, dédié à un soldat bas-alpin de la même guerre. À la mi-mars, alors que d’autres ouvrages m’attendaient sur ma bibliothèque, c’est vers Au revoir là-haut que je suis retourné. Histoire de me faire pardonner d’avoir tant lambiné cette fois-ci, envie d’en lire un extrait à voix haute. L’intégrale, ce sera pour plus tard, qui sait…

 

Après Au revoir là-haut, je n’ai pas résisté au plaisir d’entamer Couleurs de l’incendie, le deuxième roman de la trilogie Les Enfants du désastre.

Hier après-midi, j’ai écouté avec bonheur la Masterclasse de Pierre Lemaître sur France Culture, au micro d’Emmanuel Laurentin. Un moment de radio passionnant, empreint d’humanité, d’humilité et d’humour.

Péter le feu

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Me suis mieux débrouillé qu’hier avec le feu
tellement maladroit suis souvent
impatient aussi qu’il se déploie
là, j’ai bien laissé respirer le petit bois
et ne l’ai pas de suite assailli de grosses bûches
peut-être ai-je aussi été aidé en secret
par ce livre reçu dans la matinée chez mon libraire
Rimbaud, la Commune de Paris…
de quoi péter le feu pendant quelques temps

Alphonse et Zoé, mémoire à voix haute

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Mémé Zoé c’était ma grand-mère maternelle haute-provençale née en 1894 qui perdit son promis à la Guerre de 14 et ne s’en remit jamais Zoé ainsi se prénomme ma fille cadette née en 2001 elle n’a pas connu son arrière grand-mère puisque décédée vingt ans avant sa naissance ai souvent parlé à Zoé comme à chacun de mes trois enfants de l’aïeule Zoé endeuillée à vingt ans leur ai offert mon dernier livre et ils connaissent d’autant mieux Alphonse Richard qu’ils portent en eux les mots par moi énoncés pour leur raconter la tragédie vécue par notre ancêtre et l’abomination de cette Grande Guerre qui il y a un siècle bouleversa la vie de toutes ces femmes dans chaque camp dont un fils un promis ou un mari ne revint jamais au pays hier dimanche 12 novembre lendemain de commémoration de l’Armistice Zoé a choisi de lire à voix haute la journée du 12 août 1914 la douzième de mon récit qui s’achève deux jours plus tard avec la mort d’Alphonse Richard cette lecture teintée de sentiments encore un cadeau de la vie qui me touche au plus profond.

Au pays d’Alphonse Richard, des écoliers se lancent en écriture

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Longtemps que n’avais plus été à l’école m’y suis replongé avec gourmandise ce lundi bonheur de rencontrer les élèves de CM2 de l’École Joseph Reinach à Digne-les-Bains invité pour parler de mon dernier livre dédié à l’enfant du pays Alphonse Richard le premier Dignois tué à la Grande Guerre avons évoqué cette tragédie le deuil de tant et tant de femmes d’enfants de parents dans chaque camp avons chéri ensemble les mots paix amour et liberté puis m’ont beaucoup questionné sur le travail d’écriture l’inspiration le temps qu’il faut pour faire naître un livre le rôle de l’éditeur le désir la passion d’écrire leur ai répondu de mon mieux en rappelant qu’écrire n’est pas réservé aux écrivains leur ai proposé d’écrire eux aussi des petits textes courts comme des haïkus ont choisi quelques mots pour lancer le déclic chocolat pixel girafe ai ajouté lune soleil et saisons comme l’avais fait à la mi-octobre au Lycée français de Shanghai un peu déroutés au départ les petits Dignois puis se sont laissé aller à faire courir leur imagination sur le papier voici leurs pépites
à écouter sans modération

Méline

La nature sature
la sécheresse caresse
la belle campagne

Laurette

La lune s’est levée
le soleil s’est couché
les nuages s’envolent

Julie

L’hiver apparaît
le manteau blanc
recouvre mon joli pré

Chloé

Sous les rayons dorés
les saisons se réchauffent
en dansant

Samuel

Quand l’hiver repart
que les beaux jours reviennent
on dit au-revoir à la haine

Mathéo

La lune brille
elle est ronde
la nuit elle est belle

Mohammed

Dans la savane
il y a des lions et des girafes
et des zèbres

Tigranuhi

La nature se réveille
tous les matins
joliment

Lucas

La lune toute ronde
le soir de Noël
ouvrons tous nos cadeaux

Angel

Le soleil émerveille
se promène
dans le grand ciel bleu

Joyce

L’astronaute va sur la lune
et voit
un nuage en chocolat

Talina

D’un petit arc en ciel
voilà la licorne
qui tombe flagada

Nolan

Je suis une saucisse
qui aime
manger des frites

Loris

Je suis un mojito
qui aime boire
plein de chocolat chaud

Chady

Dans la nature blanche
le renard mange
du chocolat blanc

Lorenzo

Le soleil est dans l’espace
et ses rayons
réchauffent la terre

Armel

À la nuit des temps
deux loups-garous
réunis pour la nuit

Djelana

Le sapin est vert
la neige est blanche
et Noël est magnifique

Lynh

La nuit elles apparaissent
elles brillent dans le ciel
les étoiles

Mille fois merci à Claire Bésinet la directrice de l’école et à Clémentine Perdreau la maîtresse de la classe de CM2 pour leur accueil bienveillant et chaleureux.

 

 

Le feuilleton Alphonse Richard #14 Vendredi 14 août 1914

 

BANNIERE FACEBOOK ALPHONSE RICHARD-4Vendredi 14 août 1914

Dès les premiers combats sur le sol de Coincourt, le caporal Alphonse Richard trouve la mort, Vest Pocket en main…

Ainsi s’achève le feuilleton.

À écouter aussi sur la page Radio Livre des Éditions Parole

Le feuilleton Alphonse Richard #13 Jeudi 13 août 1914

BANNIERE FACEBOOK ALPHONSE RICHARD-4Jeudi 13 août 1914

Une ultime journée de répit et de fraternisation pour Alphonse et Marius de Mallemoisson, avant l’assaut des soldats vers les coteaux où sont planqués les Allemands.

à suivre …

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Le feuilleton Alphonse Richard #12 Mercredi 12 août 1914

BANNIERE FACEBOOK ALPHONSE RICHARD-4Mercredi 12 août 1914

L’adjudant a découvert le « manège » photographique d’Alphonse. Il lui fait peur, le menace, puis lui propose un étonnant marché.

à suivre …

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Le feuilleton Alphonse Richard #11 Mardi 11 août 1914

BANNIERE FACEBOOK ALPHONSE RICHARD-4Mardi 11 août 1914

En marche vers Coincourt, sous la canicule, les soldats ont faim et soif. Convoqué par l’adjudant, Alphonse Richard craint le pire. Il a été dénoncé lorsque la veille, il s’est éloigné de la troupe pour prendre quelques photos.

à suivre …

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Le feuilleton Alphonse Richard #10 Lundi 10 août 1914

BANNIERE FACEBOOK ALPHONSE RICHARD-4Lundi 10 août 1914

Une journée presque entre parenthèses. Alphonse découvre la poésie de Victor Gélu, récitée à voix haute par les Marseillais du régiment, et il se souvient d’Augustine.

à suivre …

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Le feuilleton Alphonse Richard #9 Dimanche 9 août 1914

BANNIERE FACEBOOK ALPHONSE RICHARD-4Dimanche 9 août 1914

Parvenue en Lorraine, la troupe marche toute la journée en direction de Saint-Nicolas-du-Port, au bord de la Meurthe. La peur commence à tenailler le ventre d’Alphonse et de ses camarades.

à suivre …

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Le feuilleton Alphonse Richard #8 Samedi 8 août 1914

 

BANNIERE FACEBOOK ALPHONSE RICHARD-4Samedi 8 août 1914

Aux côtés de ses camarades du 3ème Régiment d’Infanterie, Alphonse quitte Marseille. Pendant le voyage en train vers la Lorraine, le silence se mêle à tant de souvenirs de leur sol natal. Le Vest Pocket commence à sortir de la poche du caporal.

à suivre …

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Le feuilleton Alphonse Richard #7 Vendredi 7 août 1914

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Vendredi 7 août 1914

Alphonse découvre enfin Marseille. Seul. Sans Louise, hélas. La ville lui apparaît telle que ses instituteurs la lui avaient décrite. Dans les jardins du Pharo, il sympathise avec un vieux peintre généreux.

à suivre …

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Le feuilleton Alphonse Richard #6 Jeudi 6 août 1914

BANNIERE FACEBOOK ALPHONSE RICHARD-4Jeudi 6 août 1914

L’heure est venue pour chacun de dire adieu au campanile de Saint-Jérôme et au Cousson. Il faut maintenant s’arracher de Digne et marcher en direction du train qui mènera Alphonse et ses camarades vers la Lorraine, via Marseille.

à suivre …

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Le feuilleton Alphonse Richard #5 Mercredi 5 août 1914

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Mercredi 5 août 1914

La fraternité douce d’Alphonse Richard avec ses copains soldats du 3ème Régiment d’Infanterie.
Ils se prénomment Germain, Marcel, Jeannot, Louis, Antonin …
Le caporal patiente à leurs côtés, crayon en main.

à suivre …

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Le feuilleton Alphonse Richard #4 Mardi 4 août 1914

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Mardi 4 août 1914

Alphonse retrouve la caserne Desmichels, quittée il y a neuf mois à peine, à la fin de ses trois années de service militaire. Il y fait connaissance avec des dizaines jeunes Bas-Alpins, désormais camarades de régiment.

à suivre …

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Le feuilleton Alphonse Richard #3 Lundi 3 août 1914

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Lundi 3 août 1914

Depuis ce dimanche de malheur, à Digne comme partout en France, la paix ne se conjugue presque plus qu’au passé. Alphonse met de l’ordre dans ses affaires, rassemble les quelques souvenirs qu’il emportera avec lui à la guerre et retourne se rafraîchir à la Bléone.

à suivre …

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Le feuilleton Alphonse Richard #2 Dimanche 2 août 1914

BANNIERE FACEBOOK ALPHONSE RICHARD-4

Dimanche 2 août 1914

Depuis son retour du service militaire en novembre 1913, Alphonse Richard a retrouvé son métier de ferblantier mais il a perdu Louise, sa promise, qui lui a dit adieu avant de devenir Carmélite. Comme chaque dimanche, Alphonse monte promener sur les hauteurs de Digne d’où il rêve, depuis tout petit, de découvrir la mer.

à suivre…

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Le feuilleton Alphonse Richard #1 Samedi 1er août 1914

BANNIERE FACEBOOK ALPHONSE RICHARD-4Traverser une rue
saison après saison
effleurer une vie
sans le savoir
apprendre un beau jour
qu’elle fut stoppée net
un beau jour d’été
par la folie de la guerre

alors rejoindre le chagrin
de tant d’humains endeuillés
et se prendre de compassion
pour les promises
les veuves
les orphelins
les parents et les grands parents
brisés dans leur chair
par le départ sans retour d’un être cher

ensuite imaginer ce que fut la vie
de celui dont prénom et nom sont écrits
à l’angle de cette rue
traversée tant de fois

il s’appelait Alphonse Richard
le premier Dignois tué à la Grande Guerre
le 14 août 1914

l’imaginer, ce jeune homme
pour tenter de lui rendre la vie
lui qui fut arraché de sa Haute-Provence natale
pour aller mourir « à l’ennemi » là-haut
dans un coin de Lorraine

j’ai imaginé et écrit ce que furent les 14 derniers jours de sa vie
le livre paraîtra très bientôt

d’ici là
à écouter au quotidien
sur ce carnetdemarseille et sur le site des Éditions Parole
le récit à voix haute
de chacune de ces 14 journées

aujourd’hui, fermons les yeux
et remontons le temps aux côtés d’Alphonse
jusqu’au samedi 1er août 1914

à suivre…

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Je n’oublie pas Kamaïshi #1

2CentredepréventiondesrisquesKamaishi

six ans ont passé depuis le terrible tsunami
qui endeuilla le nord-est du Japon le 11 mars 2011
notamment la ville de Kamaïshi

m’y rendis en mai 2013
en reviens bouleversé
et à mon retour, écrivis un conte
En attendant la pluie
publié aux Éditions Parole
un témoignage d’amitié et de compassion envers les femmes, les hommes et les enfants rencontrés là-bas

Couvenattendant-la-pluie

ce livre est bilingue,
traduit en japonais par Momomi Machida
en avons tous deux lu un extrait
à voix haute
dédié à toutes les victimes du tsunami
ainsi qu’à leurs familles

Ci-dessous trois photos ramenées de Kamaïshi
sourire retrouvé des pêcheurs
jeune maman relogée dans un abri préfabriqué
et espoir vivace de connaître à nouveau des printemps paisibles

4pecheurs

5femmetebébérelogés

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Livres de ma vie / Les Nuits / Alfred de Musset

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Il vient d’entrer dans ma vie, ce tout petit livre doré sur tranche. Collection Bibliothèque Miniature, aux Editions Payot. L’ai déniché en chinant sur le marché de Salies. L’ai toute de suite repéré sur l’étal du bouquiniste. Caresser le tissu de la couverture. Respirer son parfum de papier vieilli, de poussière et d’encens léger. Ouvrir une page au hasard. 74. Nuit de décembre. Réciter ces vers en murmurant. Entre marchand de pain et vendeur de primeurs.

… Comme j’allais avoir quinze ans

Je marchais un jour à pas lents

Dans un bois, sur une bruyère,

Au pied d’un arbre vint s’asseoir

Un jeune homme vêtu de noir,

Qui me ressemblait comme un frère.

Je lui demandai mon chemin ;

Il tenait un luth d’une main,

De l’autre un bouquet d’églantine.

Il me fit un salut d’ami

Et, se détournant à demi,

Me montra du doigt la colline.

À l’âge où l’on croit à l’amour,

J’étais seul dans ma chambre un jour,

Pleurant ma première misère.

Au coin de mon feu vint s’asseoir

Un étranger vêtu de noir

Qui me ressemblait comme un frère.

Il était morne et soucieux ;

D’une main il montrait les cieux,

Et de l’autre il tenait un glaive.

De ma peine il semblait souffrir,

Mais il ne poussa qu’un soupir

Et s’évanouit comme un rêve …

Alfred de Musset ( 1810 – 1857 )