M comme Marseille, M comme Mélenchon

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Belle lurette que je ne crois plus à l’homme providentiel
belle lurette aussi
que suis un partisan de la paix
un amoureux de la paix des hommes

n’étais pas à Marseille hier
mais n’ai rien manqué du vibrant et poétique discours pour la paix
prononcé par Jean-Luc Mélenchon
sur le Vieux-Port
au cœur de cette cité qui m’a vu naître
comme tant et tant d’enfants aux sangs métissés

M comme Marseille
M comme Mélenchon

bouleversant dans ce silence convoqué par lui
rameau d’olivier à la boutonnière
en mémoire des migrants engloutis par la Méditerranée en tentant de rejoindre l’Europe

convaincant dans sa condamnation des bombardements de la Syrie par Trump
et de tous les va-t-en guerre

touchant dans son amour déclaré à la France métissée et à tous ses enfants

émouvant dans son récit final de La Paix
le poème de Yannis Ritsos

Mélenchon n’est pas un slogan, non
pas question pour moi de l’idolâtrer
mais il est le seul à mêler avec force et lyrisme
justesse de vue et poésie
à parler d’amour et de justice
à proposer de rompre vraiment avec ce monde d’argent qui broie les gens
à refuser que soit scandé son nom
à préférer que chacune et chacun prenne sa part
d’insoumission

2 commentaires sur “M comme Marseille, M comme Mélenchon

  1. D’abord il y a l’attente paisible. La ferveur. La joie de partager quelque chose qu’on attend depuis longtemps. L’espoir. La rage au cœur. Ça fait si longtemps. Si longtemps qu’on n’a pas été porté par l’enthousiasme. 1981 peut-être, et encore ! Je ne connais pas Marseille. Mais, c’est au soleil, en plein air que Mélenchon est venu dire un message de paix qui a embrassé l’Europe et le monde entier. Une idée forte, immense et indispensable pour « Changer la vie ». Y’avait de quoi pleurer ! Pleurer pour mettre à terre un capital qui ronge, pourrit et gangrène l’humanité. Pleurer pour comprendre comment on a fini par se laisser enfermer par des traitres. Traitres à la classe ouvrière, traitres aux idéaux socialistes, traitres à la morale et à la dignité. Mélanchon pouvait brandir le rameau d’olivier car la rose flétrit jamais ne refleurira. Ce symbole aussi a été bafoué. Les socialistes ont tout gâché.

    Alors oui il y avait de quoi pleurer quand pendant une heure on a touché du doigt l’humanité. Et l’on aurait pu chanter avec Ritsos comme on chantait avec Aragon, comme on chantait avec Giono. Mélenchon aime Marseille et tout d’un coup nous l’avons tous aimé aussi Marseille. Marseille et Mélenchon. Pas comme une idole. Pas comme vedette. Comme un guide. Simple. Pour prendre avec lui notre part de refondation. C’est ce souffle de Méditerranée qu’il a envoyé depuis le Vieux Port. Et qui c’est si ce n’est le Mistral qui pourrait bien tout dégager.

    Merci Eric pour avoir capté le poème de Ritsos… Et que cette fois-ci soit la bonne !

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